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Innovation

Reseau Suisse d'Innovation

 

Prof. Jean-Claude Badoux: "La Suisse est tres bonne sur le plan scientifique, le nombre de Prix Nobel par mln d'habitants est le meilleur au monde, le nombre de publications ou de citations aussi. Mais quand il s'agit de faire passer l'innovation, la technologie depuis le monde universitaire vers l'economie, la Suisse n'est pas parmi les meilleurs.  Le Secretaire d'Etat a la science et a la recherche le Dr.Kleiber m'a charge d'etudier la possibilite de creer a Moscou une Maison Suisse de la Science et de la technologie".

Interview du Prof. Jean-Claude Badoux, President du SNI-RSI, le 9 avril 2002, l'EPFL

"Swiss Vision" # 2-3, september 2002, pages 34-35



Swiss Vision: Quel est le but de la creation de la Fondation?

Prof. Jean-Claude Badoux: La Suisse est tres bonne sur le plan scientifique, le nombre de Prix Nobel par mln d'habitants est le meilleur au monde, le nombre de publications ou de citations aussi. Mais quand il s'agit de faire passer l'innovation, la technologie depuis le monde universitaire vers l'economie, la Suisse n'est pas parmi les meilleurs.

Il y a toute une mine de ressources cachees dans la recherche universitaire qui n'est pas suffisamment utilisee dans les industries, l'economie existante, dans les start-up, les nouvelles societes.

C'est pour essayer de corriger cela que nous avons cette Fondation du Reseau Suisse d'Innovation. Pour essayer de faire en sorte qu'il y ait davantage de savoir-faire dans les technologies d'innovation qui passent dans l'economie.

En Suisse, il y a tres peu de professionnels du transfert de technologie dans les universites. Et un des buts est de renforcer, d'augmenter le nombre de specialistes du transfert de technologie dans nos universites. Aussi bien dans le domaine de la mecanique, de la micromecanique, de la microtechnique, de l'informatique, des systemes de communications, il nous faut bien davantage de valorisation.

SV: Quelle est l'organisation du Reseau et quelles sont ses fonctions?

Prof. Jean-Claude Badoux: Il y a pour toute la Suisse un bureau a Berne qui s'occupe des contacts internationaux. La Suisse va etre partie prenante de la recherche de l'Union Europeenne, et en particulier pour le 6eme programme pour la recherche Europeenne, et ce 6eme programme met un accent tres fort sur l'innovation et le transfert de technologie du monde universitaire vers l'industrie. Et le RSI est le partenaire de l'Europe aussi bien pour la recherche que pour l'innovation. La Suisse va verser un peu plus de 200 mio CHF a la recherche europeenne chaque annee. Et nous aimerions qu'il y ait des retombees aussi bien sur le plan de la participation des Suisses a la recherche europeenne que sur le plan de l'innovation pour l'economie en Suisse. Et puis ce que ce bureau a Berne a comme responsabilite c'est d'aider a la formation et a la post-formation des specialistes, des professionnels du transfert de technologie qui sont dans les institutions universitaires helvetiques. Il a aussi notre responsabilite de faire comprendre par le monde politique et par l'opinion publique l'importance du transfert de savoir, du transfert de technologie. Le Reseau est la pour soutenir financierement les actions a l'interieur de leurs universites, des specialistes du transfert de technologie ainsi que la mise en commun par ces specialistes de leur savoir.

SV: Parlez s'il vous plait de l'activite de la Fondation.

Prof. Jean-Claude Badoux: C'est une Fondation de droit prive qui est soutenue par l'Etat Federal. Et c'est l'Etat Federal qui a vote sa creation il y a 3 ans. Le Reseau a commence il y a 2 ans et demi.

Donc, ce que nous avons fait jusqu'a maintenant - c'est surtout de mettre ensemble des specialistes du transfert de technologie des differentes universites, de les faire travailler ensemble et puis de les soutenir dans leurs actions. Mais nous avons aussi reussi a mettre ensemble des Responsables de l'innovation dans l'industrie avec des Responsables du transfert de technologie dans les universites.

SV: Que fait la Fondation pour les etudiants?

Prof. Jean-Claude Badoux: Les Suisses et les etudiants en Suisse doivent etre aides a comprendre ce que c'est d'etre entrepreneur, a comprendre ce que c'est que de lancer une nouvelle entreprise, de lancer une start-up. Ils ont besoin de savoir ce que cela veut dire mais de plus ils ont besoin d'avoir des outils necessaires pour demarrer une nouvelle entreprise. Le RSI essaie d'encourager toutes les universites a offrir des cours aux etudiants mais surtout aux doctorants pour les enthousiasmer a creer de nouvelles entreprises .A l'EPFL la Professeur Royston fait ce travail. Jusqu'a maintenant c'est la seule universite en Suisse qui a une chaire d'entrepreneurship. Nous esperons qu'il y aura dans d'autres universites des chaires d'entrepreneurship, pas simplement des chaires dans l'economie ou le management mais bien plus pour apprendre a etre entrepreneur, a creer quelque chose. Ce qui s'est passe a l'EPFL depuis environ 4 ans avec la Professeur Royston nous esperons et nous aidons a ce que cela se reproduise dans le reste de la Suisse. Le RSI soutient aussi tres fortement le concours entre etudiants et doctorants pour les nouvelles entreprises. Il y a plus de 200 candidats et nous allons en choisir une vingtaine que nous soutiendrons pour la suite de leur activite. Les equipes de doctorants, les equipes d'etudiants qui ont plus de chance pour pouvoir creer leurs entreprises doivent etre encourages et soutenus. Il y a sur le plan Suisse la necessite de donner de la valeur, de donner de l'importance aux equipes de jeunes chercheurs, de jeunes diplomes qui veulent commencer une start-up. Le RSI soutient tres fortement cette action et ce concours.

SV: Prof. Badoux, parlez svp de votre programme remarquable d'echange des ingenieurs de la Russie et de la Suisse il y a 10 ans.

Prof. Jean-Claude Badoux: Dans mon action dont j'avais eu l'initiative en 1990, et avec un appui personnel et financier remarquable et exceptionnel du Dr hc Branco Weiss, on a fait venir avec l'Academie suisse des sciences techniques plus de 150 ingenieurs de Russie, de Bielorussie, d'Ukraine, du Kazakhstan et de la CEI (Fund SATW - Dr hc Branco Weiss). On a fait venir sous ma presidence de l'EPFL 50 autres ingenieurs russes a l'EPFL. J'aimerais continuer cette action mais je ne suis plus President de l'EPFL, je ne suis plus President de l'Academie Suisse des Sciences techniques, je n'ai plus les moyens pour mettre en route une action. Ces deux actions avaient leur valeur dans les annees 90 parce que je le voulais. Et maintenant je ne suis pas en situation de faire une action de ce type. On a fait venir des ingenieurs soit a l'EPFL, soit dans des industries suisses. Ils se rendaient compte comment on travaille dans l'industrie suisse et je pense que cela a ete extremement benefique. Ces ingenieurs etaient pour beaucoup d'entre eux excellents, avec une remarquable formation. Tres bien choisis, nous avons ete extremement satisfaits de leur personnalite, de leur niveau de formation, de leur engagement ici.

SV: Quelles sont les relations actuelles avec la Russie?

Prof. Jean-Claude Badoux: Le Secretaire d'Etat a la science et a la recherche le Dr.Kleiber m'a charge d'etudier la possibilite de creer a Moscou une Maison Suisse de la Science et de la technologie. C'est au travers de cet outil que j'espere que l'on pourra renforcer les liens entre ingenieurs, entre scientifiques de Suisse et de Russie. Je garde un profond interet pour la Russie, tout ce qui se passe en Russie, pour la societe russe. En ce moment c'est au travers de mon action pour que la Maison Suisse de type de celle qui existe a Boston pour les Etats Unis, soit cree a Moscou que j'essaie de continuer ma politique de plusieurs dizaines d'annees qui voulait creer et developper les rapports au niveau technologiques et scientifiques entre la Russie et la Suisse.

Swiss Vision 2002


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